Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 17:09

Depuis toujours et à jamais,

Qu’on soit vieux, jeune, grand ou petit

On sera un jour obligé

De faire face à la Maladie.

 

Meilleure amie des infections,

Elle voue un culte aux bactéries

Et déclenche dans nos ganglions

Panique, douleur et hystérie.

 

Elle frappe tout l’monde, sans distinction

Remet toutes les pendules à l’heure.

Parfois même exige l’extinction

D’une amie, d’un enfant, d’une sœur.

 

Le cadre sup qui mange bio

Ou l’ouvrier branché « coca »

Tous, ont la tête sur le billot

Quand la maladie passe par là.

 

Le plus souvent sans gravité ;

Elle se contente de nous pourrir

La vie, en passant par le nez,

Les oreilles, les mains ou bien pire…

 

Elle a des milliers de symptômes

Et des combinaisons multiples.

Avec le Mal forme un binôme.

Tous les microbes sont ses disciples.

 

Le nez qui coule, la gorge qui brûle,

La fièvre, la tête qui tourne, c’est elle !

Les boutons qui grattent, les pustules,

Les vomiss’ments, c’est encore elle !

 

Enn’mie jurée de nos docteurs,

La maladie saisit sa chance

Pour infecter avec ardeur

Ces virtuoses de l’ordonnance.

 

A tout moment, elle est partout,

Nous oblige à faire attention

A ce qu’on boit, qu’on mange, à tout,

Augmente le stress et la tension.

 

Par une narine, une goutte de sang

Les microbes entrent et font leur nid

Et s’installent tout naturell’ment

En nous, pour foutre la zizanie.

 

« Sus à l’enn’mi ! On nous attaque ! »

Crient nos globules blancs débordés.

Leur combat nous laisse tout patraques,

Le cerveau las, le corps vidé.

 

Contr’ la plupart des maladies,

Il suffit d’un médicament

Et de repos au fond du lit

Pour retrouver sa forme d’antan.

 

Mais parfois, il s’avère vital

De mettre sa vie entre les mains

D’un spécialiste, à l’hôpital

Et de subir plein d’examens.

 

La maladie peut être vicieuse

Et peut vouloir défier les règles…

Elle veut gagner, est ambitieuse

Et peut fondre sur nous tel un aigle.

 

Depuis l’aube de l’Humanité

L’homme a mis toute son énergie

Pour faire constamment reculer

La mort, la peine, la maladie.

 

Des maladies comme le Sida,

La peste, la grippe et le cancer

Le paludisme, le choléra

Ont fait de grands ravages sur terre.

 

Chaque année, des millions de gens

Doivent combattre avec énergie

Des virus toujours plus puissants

Simplement pour rester en vie.

 

On s’interroge sur l’origine

De ces toutes nouvelles maladies,

Pendant que les chercheurs s’échinent

A trouver le remède ultime.

 

C’est vrai ça, d’où vient le Sida ?

Par qui, par quoi fut-il créé ?

Est-ce un complot, certains le croient,

Ou l’erreur d’un savant givré ?

 

Et ces cancers si meurtriers,

Sont-ils dus à la pollution ?

Peut-on croire les communiqués

Que l’Etat, nos dirigeants font ?

 

C’est comme cette grippe H1N1

Dont on parle dans tous les médias,

Est-elle l’enn’mi numéro 1 ?

Est-elle le danger immédiat ?

 

L’Etat nous parle de « pandémie »

Pour une grippe somme toute bien banale.

Ne serait-ce pas pour qu’on oublie

Qu’on vit une époque infernale ?

 

A force de traquer les symptômes

Décrits à la télévision,

On court tous après un fantôme,

On oublie de faire attention…

 

Faire attention à nos enfants,

Pour qu’ils apprennent les bonnes valeurs

Comme le respect de soi, des gens,

Le travail, la justice, l’honneur.

 

Faire attention à nos aînés,

En leur offrant du temps, des rires

Qu’ils ne soient pas abandonnés

Dans des lieux sordides pour mourir.

 

Faire attention à nos conjoints.

Comme une fleur, cultiver l’amour.

Créer un av’nir pour demain.

Vivre avec passion et humour.

 

Mais je m’écarte trop du sujet,

Revenons à la maladie,

Qu’elle soit naturelle, fabriquée

Elle nous concerne, grands et petits.

 

Car tant qu’on aura pas trouvé

Le remède pour lui dire « Adieu ! »

Elle ne cess’ra pas d’envoyer

Tous ceux qu’on aime retrouver Dieu .

 

Si tous les cerveaux de cette terre

Mettaient en commun leur savoir

On sortirait de cette galère,

De vivre, on aurait le pouvoir.

 

Un chouïa de bonne volonté

Le bien de tous comme objectif

Une part de c’qu’on a cotisé

Ferait un cocktail productif.

 

Les 2 ingrédients sont présents,

L’altruisme et la volonté,

Il reste à débloquer l’argent

Que l’Etat a récupéré.

 

Le bon moyen dont on dispose

C’est de signer des pétitions.

Si ça marche pas, faut qu’on s’impose

En faisant une révolution !?

 

Mais avant d’en arriver là,

Riez autant que vous pourrez

Comme remède, l’humour c’est extra

Pour bien préserver sa santé.

 

13.10.2009

Par enki69 - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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