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Depuis toujours et à jamais,
Qu’on soit vieux, jeune, grand ou petit
On sera un jour obligé
De faire face à la Maladie.
Meilleure amie des infections,
Elle voue un culte aux bactéries
Et déclenche dans nos ganglions
Panique, douleur et hystérie.
Elle frappe tout l’monde, sans distinction
Remet toutes les pendules à l’heure.
Parfois même exige l’extinction
D’une amie, d’un enfant, d’une sœur.
Le cadre sup qui mange bio
Ou l’ouvrier branché « coca »
Tous, ont la tête sur le billot
Quand la maladie passe par là.
Le plus souvent sans gravité ;
Elle se contente de nous pourrir
La vie, en passant par le nez,
Les oreilles, les mains ou bien pire…
Elle a des milliers de symptômes
Et des combinaisons multiples.
Avec le Mal forme un binôme.
Tous les microbes sont ses disciples.
Le nez qui coule, la gorge qui brûle,
La fièvre, la tête qui tourne, c’est elle !
Les boutons qui grattent, les pustules,
Les vomiss’ments, c’est encore elle !
Enn’mie jurée de nos docteurs,
La maladie saisit sa chance
Pour infecter avec ardeur
Ces virtuoses de l’ordonnance.
A tout moment, elle est partout,
Nous oblige à faire attention
A ce qu’on boit, qu’on mange, à tout,
Augmente le stress et la tension.
Par une narine, une goutte de sang
Les microbes entrent et font leur nid
Et s’installent tout naturell’ment
En nous, pour foutre la zizanie.
« Sus à l’enn’mi ! On nous attaque ! »
Crient nos globules blancs débordés.
Leur combat nous laisse tout patraques,
Le cerveau las, le corps vidé.
Contr’ la plupart des maladies,
Il suffit d’un médicament
Et de repos au fond du lit
Pour retrouver sa forme d’antan.
Mais parfois, il s’avère vital
De mettre sa vie entre les mains
D’un spécialiste, à l’hôpital
Et de subir plein d’examens.
La maladie peut être vicieuse
Et peut vouloir défier les règles…
Elle veut gagner, est ambitieuse
Et peut fondre sur nous tel un aigle.
Depuis l’aube de l’Humanité
L’homme a mis toute son énergie
Pour faire constamment reculer
La mort, la peine, la maladie.
Des maladies comme le Sida,
La peste, la grippe et le cancer
Le paludisme, le choléra
Ont fait de grands ravages sur terre.
Chaque année, des millions de gens
Doivent combattre avec énergie
Des virus toujours plus puissants
Simplement pour rester en vie.
On s’interroge sur l’origine
De ces toutes nouvelles maladies,
Pendant que les chercheurs s’échinent
A trouver le remède ultime.
C’est vrai ça, d’où vient le Sida ?
Par qui, par quoi fut-il créé ?
Est-ce un complot, certains le croient,
Ou l’erreur d’un savant givré ?
Et ces cancers si meurtriers,
Sont-ils dus à la pollution ?
Peut-on croire les communiqués
Que l’Etat, nos dirigeants font ?
C’est comme cette grippe H1N1
Dont on parle dans tous les médias,
Est-elle l’enn’mi numéro 1 ?
Est-elle le danger immédiat ?
L’Etat nous parle de « pandémie »
Pour une grippe somme toute bien banale.
Ne serait-ce pas pour qu’on oublie
Qu’on vit une époque infernale ?
A force de traquer les symptômes
Décrits à la télévision,
On court tous après un fantôme,
On oublie de faire attention…
Faire attention à nos enfants,
Pour qu’ils apprennent les bonnes valeurs
Comme le respect de soi, des gens,
Le travail, la justice, l’honneur.
Faire attention à nos aînés,
En leur offrant du temps, des rires
Qu’ils ne soient pas abandonnés
Dans des lieux sordides pour mourir.
Faire attention à nos conjoints.
Comme une fleur, cultiver l’amour.
Créer un av’nir pour demain.
Vivre avec passion et humour.
Mais je m’écarte trop du sujet,
Revenons à la maladie,
Qu’elle soit naturelle, fabriquée
Elle nous concerne, grands et petits.
Car tant qu’on aura pas trouvé
Le remède pour lui dire « Adieu ! »
Elle ne cess’ra pas d’envoyer
Tous ceux qu’on aime retrouver Dieu .
Si tous les cerveaux de cette terre
Mettaient en commun leur savoir
On sortirait de cette galère,
De vivre, on aurait le pouvoir.
Un chouïa de bonne volonté
Le bien de tous comme objectif
Une part de c’qu’on a cotisé
Ferait un cocktail productif.
Les 2 ingrédients sont présents,
L’altruisme et la volonté,
Il reste à débloquer l’argent
Que l’Etat a récupéré.
Le bon moyen dont on dispose
C’est de signer des pétitions.
Si ça marche pas, faut qu’on s’impose
En faisant une révolution !?
Mais avant d’en arriver là,
Riez autant que vous pourrez
Comme remède, l’humour c’est extra
Pour bien préserver sa santé.
13.10.2009