Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 19:00

Et voici le poème que ma fille chérie a écrit...presque toute seule !

Je l'ai juste aidée en lui montrant du doigt ce qu'il n'allait pas.

C'est elle seule qui a pondu les modifs jusqu'à avoir un texte qui lui plaît et dont elle est fière.

Moi aussi je suis très fière d'elle !!!!

Le voici, juste ci-dessous...Lisez vite, c'est ma fiiiiiiille qui l'a écrit !

 

 

Comment jouer au Handball

(par Océane)

 

 

Pour commencer, mets un short pour être à l’aise,

Un tee-shirt pour ne pas avoir trop chaud,

Des baskets pour ne pas te casser la figure.

Ensuite, prends une balle.

Pas trop molle,

Pas trop dure,

Pas trop lourde,

Donc une balle de handball.

Invites des copines !

Six sur le terrain,

Une dans chaque but

Et deux équipes.

Voilà, tu peux commencer la partie.

Le but de ce sport est de marquer des buts.

Pour les règles, vas sur internet !

On y trouve de tout !

Pour jouer au handball, tu as besoin d’un peu d’agilité,

D’un brin de concentration,

De savoir courir vite,

Mais surtout d’avoir un esprit d’équipe.

Le handball c’est d’abord de l’amitié !

L’essentiel c’est de s’amuser,

Alors amuse-toi bien avec tes copines !

 

 

 

 

Par enki69 - Communauté : Le dire avec des rimes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 16:42

Ma grande fille, Océane, a eu à faire un devoir en français :

Ecrire un poème en vers libre, genre "Pour faire le portrait d'un oiseau" de Prévert.

Excitée par le projet, j'ai voulu aider ma chérie...jusqu'à ce que je me rende compte que c'est moi qui bossais !

La coquine ! Elle m'avait habilement manipulée.

Du coup, j'ai déchiré le brouillon et je l'ai obligée à s'y remettre...toute seule cette fois-ci. Non mais des fois !

Mais le texte était déjà écrit et comme je le trouve plutôt "mignonnet", je vous le livre...juste là...

 

Il faut d’abord un sujet, une idée.

Une grande idée, une petite ou une bonne

Ou une idée tout court, ça suffira.

Ensuite, tu as besoin d’un stylo et d’un bout de papier.

Papier alu, canson ou WC

Ou une simple feuille de papier.

Blanche ou couleur, aucune importance,

L’essentiel c’est qu’on puisse y écrire.

Si c’est la 1ère fois, rassure-toi

Un poème en vers libres n’a pas besoin de rimes !

Avec des mots, construis des phrases.

Des phrases pleines d’orthographe et de grammaire.

Attention à tes conjugaisons !

Le temps, c’est important !

N’oublie pas la ponctuation,

Elle donne vie à tes mots !

Parle de tes expériences,

Exprime tes pensées,

Dis ce que tu détestes

Mais surtout mets-y du cœur et des émotions.

Des émotions comme l’excitation,

La joie,

La tristesse

Ou la peur.

Choisis tes mots avec soin,

Forme tes phrases avec attention

Car le but de l’opération,

C’est d’être compris de tous,

A défaut d’être apprécié.

On trouve ton poème nul ?

Qu’importe !

L’intérêt c’est d’écrire, d’exprimer, de créer.

Si tu suis ces conseils,

Avant même de dire « ouf »,

Tu auras un poème.

C’est facile,

La preuve, le mien est déjà fini !

Il ne reste qu’à le signer…

 

Par enki69 - Communauté : poésie en vrille et en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 03:27

Je viens de m'acheter 12 feutres de couleurs...et j'ai eu envie d'en parler. C'est absolument sans prétention. Lisez, vous verrez...

 

 

 

Les Couleurs

 

 

Le blanc :

Couleur de l’innocence, de la douceur, de la pureté

Mais aussi de la froide glace et du deuil dans certaines sociétés.

 

Le jaune :

Couleur des jonquilles, du soleil dont a besoin toute vie

Du maïs qui craque sous la dent et du rire plein d’ironie.

 

L’orange :

Couleur du fruit qui excite nos papilles

Et dont la peau sur les cuisses agace toutes les filles.

 

Le rose :

Couleur des fleurs qui disent « je t’aime » ou « pardon »

Et des joues des filles qui la campagne fleurent bon.

 

Le rouge :

Couleur du sang, de la colère qui défigure

Mais aussi des groseilles et des fraises en confiture.

 

Le vert clair :

Couleur du gazon où l’on s’étend en chaise longue

De la nature, de la rage et de la protection de notre monde.

 

Le vert foncé :

Couleur des arbres centenaires, des peupliers

Et de mes yeux kaki quand le soleil disparaît.

 

Le bleu clair :

Couleur d’un ciel sans nuage, de la mer,

Couleur d’été qui nous manque tant en hiver.

 

Le bleu foncé :

Couleur des abysses aussi sombres que la nuit,

Et du tapis céleste où chaque étoile est accrochée et luit.

 

Le violet :

Couleur splendide entre toutes, ma préférée

Qui mélange le chaud et le froid sans jamais me lasser.

 

Le brun :

Couleur de l’écorce, de la cannelle, de la terre,

Et des yeux de mon homme, pleins d’amour, de mystère.

 

Le gris :

Couleur des journées où la pluie est reine,

Des galets et des vagues quand la mer se déchaîne.

 

Le noir :

Couleur du cafard, de la déprime, du désespoir

Mais aussi du charbon qui réchauffe et du chocolat chaud qui enrobe une poire.

 

Par enki69
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 17:10

C'est comme un cadeau, un bien piètre cadeau mais qui vient du fond du coeur.

La musique de Lucas m'a transportée au point que des mots ont voulu sortir de moi pour aller danser sur sa musique géniale.

La musique a un pouvoir. Le pouvoir d'exprimer. Et quand j'ai attendu ce morceau d'enfer, j'ai voulu exprimer ça... sur cette musique :

 

 http://www.youtube.com/user/TheYoungSound#p/a/u/0/zFuZJTvh-WE

Ecoutez ce morceau, franchement ça vaut le détour !

 

 

Depuis que je suis né

Je m’sens pestiféré

 

Les murs avancent

Les murs m’écrasent

Et le silence

Me tord, m’embrase.

Je suis hors de leurs vies

Ils n’entendent pas mes cris.

 

Sans égard pour

Ma différence

Sans égard pour

Mon existence

Ils me montrent du doigt

Ils se moquent de moi.

 

« Handicapé »

C’est une excuse

Qu’ils ont trouvé

Pour qu’on m’excluse.

Toutes les portes ont claqué

Ils m’ont abandonné.

 

La solitude

Est toute ma vie

J’ai l’habitude

D’être sans ami.

Le destin m’a marqué !

 

Déjà petit, j’avais compris

Qu’à leurs regards, j’étais bizarre.

Les autres enfants et leurs parents

Me critiquaient, me rejetaient.

Comme un sauvage, seul dans sa cage,

Ils m’ont jeté, emprisonné.

Mon seul désir : avec eux vivre !

Pour m’intégrer, j’ai tout tenté.

J’ai demandé, j’ai supplié.

Pourquoi faire ça ? Dites-moi pourquoi !

 

Les murs tombés,

La lumière luit.

J’ai tout cassé,

Quitté la nuit.

Je me suis fait une vie

Une vie sans eux, sans cris.

 

Que m’importe-leur

Intolérance ?

Pour moi c’est l’heure

D’la délivrance.

C’est moi qui me moque d’eux-d’eux

 

« Handicapé »

Ouais et alors ?

Comme des milliers

Et plus encore.

Au Diable leur société pourrie !

 

La solitude

Est oubliée

J’prends l’habitude

D’être apprécié.

Je n’veux plus de ce monde

Et de ces règles immondes.

 

 

J’ai connu « the outside »

Maintenant, je veux vivre « inside ».

 

Par enki69 - Communauté : Le dire avec des rimes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 17:42

Quatre semaines de formation

Et toujours pas un seul problème.

L’apprentissage, l’intégration

Se font sans peine à l’USM.

 

Chaque jour est fait de découvertes,

En grammaire, en vocabulaire.

Chaque jour, je me sens plus ouverte,

L’avenir me paraît plus clair.

 

Je veux devenir interprète !

Réussir tous mes examens,

Offrir aux Sourds une aide concrète

Etre leurs oreilles et leurs mains.

 

On dit de moi : « Elle est sympa ! »

On croit que j’agis par pitié.

Mais la pitié n’existe pas

Quand on est à égalité.

 

Ils n’entendent pas mais expriment tout.

Leurs yeux voient plus loin que les nôtres.

Ont-ils vraiment besoin de nous ?

Peut-être comme amis, comme apôtres…

 

Ils partagent leur langue, leurs idées,

M’invitent à comprendre leur combat

Pour se fondre dans la société

Et enfin faire valoir leurs droits.

 

Leur droit à une éducation

Qui tienne compte de leur différence.

Leur droit à une intégration

Faite de respect, de tolérance.

 

Un interprète est un outil,

Un pont jeté entre deux mondes,

Un être humain qui a envie

Que tous se parlent et se répondent.

 

Enfin, pour la toute première fois,

Je me sens comprise, écoutée.

Grâce aux Sourds, j’ai trouvé ma voix (voie…)

Leur accueil, leur chaleur m’ont plu.

 

Je m’en doutais, ils le confirment,

C’est notre jugement qui leur nuit.

Ne pas entendre n’est pas un crime

Ni une tare, ni une maladie.

 

Rien que le terme « Malentendant »

M’agace et me hérisse les poils

Car très clair’ ment il sous-entend

Qu’ils feraient quelque chose de mal… ?

 

Par accident ou génétique

La surdité est imposée

Et ne mérite pas nos critiques,

Notre mépris, notre pitié.

 

Au contraire, c’est d’l’admiration

Que nous devrions ressentir

Face aux efforts et aux actions

Que font les Sourds pour s’en sortir.

 

Lire sur les lèvres, oraliser

Nous enseigner la LSF

N’est-ce pas la preuve là qu’ils sont prêts

A oublier tous leurs griefs ?

 

Oublier qu’on a interdit

Aux Sourds d’utiliser leur langue

Et ce pendant des décennies

Les enfermant comme dans une gangue.

 

Oublier les remarques blessantes

Qui entachaient tous leurs bull’ tins :

« Elève stupide, parfois méchante ! »

« Elève dissipé, sans entrain ! »

 

La discrimination existe

Au travail, dans la vie, la rue.

N’est-ce pas une attitude raciste

Que d’en faire d’office des exclus ?

 

Ils ont tant à nous apporter

Pour peu qu’on leur offre notre écoute.

Avec nous, veulent communiquer,

Pour chasser nos peurs et nos doutes.

 

Nos doutes sur leurs capacités

A prendre la place qui leur revient

Au sein de notre société

Pour vivre ensemble, main dans la main.

 

Moi qui depuis peu les côtoie

Qui aies la chance de leur parler

J’aimerais être leur avocat

Et souhaite me battre à leurs côtés.

 

Afin qu’on reconnaisse leurs droits

La LSF, je veux apprendre

Et traduire de mes mains, mes doigts

Tout ce qu’ils souhaitent nous faire comprendre.

 

Rien qu’en France, ils sont 5 millions

A ne pas compter sur l’ouïe.

Il est temps qu’ils quittent leur prison

S’expriment comme ils en ont envie.

 

Deux cents quatre-vingt dix à peine.

Est le nombre des interprètes

Des hommes, des femmes qui se démènent

Pour apporter une aide discrète.

 

La France, terre de fraternité,

De liberté, d’égalité

Doit encore beaucoup progresser

En termes de solidarité.

 

Et comme tous les gouvernements

Promettent mais ne veulent pas agir,

C’est à nous de prendre les devants

Pour un meilleur monde nous bâtir.

 

Alors si vous avez envie

De connaître les Sourds, leurs problèmes,

Faites comme moi et dès aujourd’hui,

Poussez la porte de l’USM.

 

Enki le 14.03.2010

Par enki69 - Communauté : trop dure la vie....
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Présentation

Recommander

Créer un Blog

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus